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Gros plan sur le photographe Giuliano Ottaviani

Gros plan sur le photographe Giuliano Ottaviani

Publié le 19 Novembre 2023 par Webzine architectureWebzine arts-graphiquesWebzine photographieWebzine imprimerieWebzine communicationWebzine événementielWebzine audiovisuelWebzine multimediaWebzine marketingWebzine mediaWebzine juridique
Aujourd'hui c'est Giuliano Ottaviani, photographe, qui s'est prêté au jeux des questions.
Découvrons ensemble son interview.

Bonjour Giuliano, pouvez-vous nous dire comment votre passion pour la photographie vous est venue ?

"Je suis devenu photographe par hasard, comme beaucoup de mes confrères. Je me suis introduit à la photographie à une époque où j’étais très actif dans le monde du spectacle vivant en tant que technicien lumière. Grace à cette profession je pouvais avoir accès aux théâtres et à leurs systèmes d’éclairage, ce qui m’a permis d’effectuer des books photo pour mes amis comédiens et leurs confrères. Fort de ces premières expériences j’ai décidé de mélanger la découverte de la photographie à des passions que j’avais toujours nourries pendant mon temps libre (l’architecture, la cuisine, le portrait) et j’y ai tellement pris goût qu’aujourd’hui je me retrouve photographe à temps-plein."

Quels sont les types de photos que vous préférez prendre et pourquoi ?

"Dans les dernières années j’ai découvert une véritable passion pour les milieux forestiers. Dès que les circonstances sont favorables je voyage à la découverte des forêts primaires pour effectuer des véritables portraits d’arbres. Pendant longtemps j’ai été passionné de photographie culinaire et photographie architecturale, mais ces sont des domaines que j’associe désormais à ma profession photographique et que je ne pratique plus trop dans mon temps libre."


Comment faites-vous pour capturer l’esprit d’une marque en une série de clichés ?

"Avant toute chose, je prends très soin de mon univers personnel (films, expositions, magazines, événements culturels...). Je fais attention à nourrir mon identité visuelle et j’essaye, dans la mesure du possible, de ramener cette identité sur tous types de prestations. Mes projets les plus complexes naissent d’un dialogue basé sur la confrontation entre les exigences commerciales de mon client, son univers personnel (parce que derrière tout brief ou demande on trouve toujours de l’humain) et mon travail d’interprétation. Cela fait de moi le genre de photographe choisi pour sa force de proposition, sa capacité interprétative et sa tendance à l’improvisation."

Quel type d’entreprises font appel à vos talents de photographe ?

"Je suis actif principalement dans le secteur de l’hôtellerie/restauration/wellness. Je travaille à la fois avec des petites structures et à la fois avec des départements marketing de groupes majeurs. C’est un domaine que j’ai choisi car il me permet de couvrir plusieurs disciplines photographiques au même temps (portrait, photographie architecturale, photo culinaire, mise en scène). Mon deuxième domaine d’activité est dans le secteur corporatif ou j’opère comme portraitiste institutionnel et photographe architectural."

Pensez-vous que l’arrivée de l’intelligence artificielle est une menace pour votre profession, pourquoi ?

"Je ne crois pas que l’arrivée de l’intelligence artificielle soit une menace absolue pour la profession photographique, mais plutôt un outil de « sélection darwinienne ».
Certains secteurs de la photographie connaissent une automatisation croissante des processus de production depuis une bonne dizaine d’années (je me réfère particulièrement au monde de la photographie e-commerce) et pourtant nous avons encore des photographes qui arrivent à gagner bien leur vie dans ces secteurs.
Je pense que cette nouvelle technologie va mettre un frein au processus d’uberisation de la profession photographique qui a pris trop d’ampleur dans les dernières années à cause de l’explosion du monde des Start-Up.
Dans les prochaines années on va voir de moins en moins de photographes improvisés et la profession va se rappuyer sur des valeurs (confiance, créativité, expérience) qui ont étés noyés dans l’océan de visuels générés par la révolution des réseaux sociaux.
Certes, ça va être dur pour les jeunes photographes de se démarquer, surtout dans le monde du B2B, mais la carrière de photographe n’a jamais été une route facile.
De mon coté je peux juste ajouter que certains outils de retouches basés sur l’intelligence artificielle ont allégé grandement mon procès de post-production, surtout dans les taches plus mécaniques comme le nettoyage d’image."

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