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Comptabilisation et amortissement des oeuvres audiovisuelles

Comptabilisation et amortissement des oeuvres audiovisuelles Publié le 03 Juillet 2018 par Fiches pratiques architectureFiches pratiques arts-graphiquesFiches pratiques photographieFiches pratiques imprimerieFiches pratiques communicationFiches pratiques événementielFiches pratiques audiovisuelFiches pratiques multimediaFiches pratiques marketingFiches pratiques mediaFiches pratiques juridique

Le coût d'un film obéit à une démarche très particulière et un passage en comptabilité complexe. Nous présentons ci-dessous les principales caractéristiques d'activation du cout d'un film à l'actif d'une entreprise audiovisuelle.

Comment comptabiliser le coût d'un film ?

Tout au long du tournage du film, les dépenses engagées sont comptabilisées en charge. En fin d'année fiscale, les dépenses sont isolées et leur traitement dépend de l'état de production du film. C'est pour cette raison qu'il faut impérativement traiter sa comptabilité avec des sections analytiques ou isolé comme dans le cadre des longs métrages.

Quel retraitement au moment du bilan ?

Le coût du film ainsi isolé en fin d'année, doit remonter en immobilisation incorporelle par le biais d'un transfert de charge. Si l'entreprise a perçu des subventions, le coût à remonter s'entend net de subventions. Si le film n'est pas terminé, on utilise le compte "231000 Immobilisations incorporelles en cours". Si le film est terminé on utilise le compte "208000 Autres immobilisations incorporelles". Chaque année il s'agit de suivre l'avancement des films et de retraiter les charges et les films en cours.

Quand le film passe-t-il en charge ?

Le film passe en charge lorsqu'il va rapporter de l'argent et/ou que sa valeur se déprécie. En fait, le film passe dans la section "film terminé" lorsque l'on a le PAD ou toute preuve de la fin du projet.

Ce passage en charge s'effectue par le biais d'un amortissement qui est dit dérogatoire car il n'obéit pas aux règles communes d'amortissement.

Chaque droit est amorti à la clôture de chaque exercice, à hauteur des recettes nettes provenant de son exploitation sur ce même exercice. Il faut ensuite calculer le cumul des amortissements pratiqués sur un film à la fin de chaque exercice et le comparer aux coefficients de dépréciation prévus par la législation. Les coefficients sont les suivants :

  • 30% le premier mois,
  • 25% le second mois,
  • 20 % le troisième mois,
  • 15% le quatrième mois,
  • 2% le cinquième et le sixième mois,
  • 1% les six derniers mois

Soit un total d'amortissement sur 12 mois.

Si le cumul des amortissements est inférieur au montant obtenu en appliquant au coût du film le coefficient de dépréciation, un amortissement complémentaire peut être pratiqué par prélèvement sur les recettes nettes disponibles d'autres oeuvres.




Eric Hainaut
Expert-Comptable et Commissaire aux Comptes
Spécialiste des métiers de la création et de la communication


Retrouvez notre fiche complète et téléchargeable sur Com'Com : "Comptabilisation et amortissement des œuvres audiovisuelles"

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