Tandis que la CNIL considère que l’enregistrement de ces données, effectué à l’insu des personnes concernées, présente un caractère déloyal et une intrusion dans la vie privée, l’autorité de contrôle allemande quant à elle s’émeut principalement du transfert automatique des données personnelles collectées par Google vers les Etats-Unis.
Ainsi, l’autorité allemande n’a toujours pas à ce jour autorisé la diffusion de Street View en Allemagne, en dépit du floutage systématique des visages et des plaques d’immatriculation des voitures, ainsi que d’un mécanisme d’alerte de contenu illicite.
Afin de pouvoir lancer son service en Allemagne fin 2010, Google a permis aux allemands de demander le floutage, avant même publication, d’immeubles ou de bâtiments qu’ils ne souhaitent pas voir apparaître dans Street View. Cet opt-out pourra être exercé jusqu’au 15 septembre 2010 et a déjà été employé par plus de 150.000 personnes.
Quid des demandes parvenant postérieurement à cette date ? L’autorité de contrôle allemande souhaite que cette possibilité soit étendue. Goole pliera-t-elle à nouveau ?
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