Tout au long du XVIIIe siècle, les Hache se sont succédé de père en fils dans leur atelier de Grenoble.
Pourquoi la postérité a-t-elle érigé en mythe l’œuvre de ces maîtres provinciaux qui de leur vivant déjà rivalisaient avec les ébénistes parisiens les plus en vue ?
À l’aube du XVIIIe siècle, Thomas Hache avait mis au point un procédé de sciage spécial pour obtenir des grandes feuilles de loupes ainsi que des teintes rouges et vertes pour le sycomore et le frêne dont le secret est aujourd’hui perdu.
Employant des loupes et des racines aussi moirées et chatoyantes que des étoff...